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OSS 117 : ALERTE ROUGE EN AFRIQUE NOIRE – CRITIQUE

Tant d’années à fantasmer et à espérer ce troisième opus, après Rio ne répond plus sorti en 2009. Nicolas Bedos se charge de la réalisation, après le désistement de Michel Hazanavicius, et Jean-François Halin reste au scénario et dialogues.

C’est le troisième long-métrage de Nicolas Bedos après les succès de Monsieur et Madame Adelman, et La Belle Époque, et si certains craignaient le changement de réalisateur pour les nouvelles aventures du « meilleur agent Français », c’est en fait un des points forts du film.

En effet, Bedos démontre une nouvelle fois qu’il a du talent, qu’il sait réfléchir sa mise en scène et proposer de bonnes idées, comme le plan séquence introductif du film, parfait pour débuter et iconiser son héros. Il s’amuse également à pasticher le style de l’époque et des films comme les James Bond de Roger Moore, ou les Indiana Jones, qui deviennent des références assez évidentes, mais savoureuses.

Hubert Bonisseur de la Bath revient, plus vieux, un peu moins en forme certes mais avec l’esprit toujours aussi aiguisé. Jean Dujardin incarne avec toujours autant de charme et de malice ce bon Hubert, qui doit se confronter aux évolutions technologiques et politiques des années 80, ainsi qu’à la jeunesse, incarnée par l’agent OSS 1001 (Pierre Niney), avec qui il doit collaborer.

Si ce dernier joue correctement, et que son personnage est pertinent dans le propos du film, son décalage de ton est assez déconcertant. La volonté d’exposer frontalement les défauts d’Hubert est compréhensible, mais c’était déjà le cas dans les précédents volets, de façon plus subtile. Le scénario a des faiblesses au niveau de la trame, mais c’est parfois aussi au niveau des vannes, la plupart centrées autour d’OSS 1001, que ça tombe un peu à plat.

On peut passer d’une réplique hilarante à une autre qui fait à peine sourire, alors que les deux premiers films avaient une gestion du tempo comique assez exceptionnelle, où les dialogues étaient quasiment tous brillants. Ici, on a quand même quelques pépites, parfois assez osées, mais aussi certaines qui fonctionnent moins bien.

En clair, ce nouvel opus des aventures d’OSS 117 est tout à fait divertissant, drôle, mais affiche quelques lacunes qui le placent indéniablement en deça de ses prédécesseurs. Pour autant, il comporte de nombreuses qualités réjouissantes comme la réalisation inspirée de Nicolas Bedos, l’investissement physique de Jean Dujardin, et des répliques qui font mouche. Un bon film en somme, mais qui n’a pas, et ne pouvait probablement pas satisfaire les attentes colossales qui pesaient sur lui.

Sortie dans les salles Françaises le mercredi 4 août.

Bande-annonce :

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